le châtiment des parents

 Soyez malin: sans fessée, ne devenez pas une tête à claque.


Un garçon dit à son père 
– Papa, j’ai eu zéro parce-que je ne savais pas où est le col du fémur !
Le père
– Tu dois réviser ta géographie ! 


Main levée sera un jour baissée

 

Bienvenu,

Et voilà encore une loi qui nous tombe dessus, hélas cette fois on nous retire une arme d’éducation parentale «la fessée».

Moi qui pensais pouvoir y avoir recours mais non c’est terminé car ç’est fait la fessée est considérée comme un acte de châtiment corporel reconnu par  la loi. Cela a été voté et c’est dur pour nous, on nous impose des choses sans nous donner de propositions pour résoudre nos problèmes.Autour de nous, nous n’arrêtons pas d’entendre dire qu’être parent c’est un métier, mais dans quel métier au monde, à part prostituée, nous trouvons nous dans des positions bizarres constamment: soit penché vers l’avant soit à quatre pattes, sans avoir de réel temps de pause, à baisser les sous-vêtements de la personne en face et pour finir à mater au moins son postérieur pour ne pas dire son entre-jambes.

Les choses sont dites avec un certain bas goût mais après cela, être parent n’est pas un métier mais plutôt une longue aventure à l’image d’Indiana Jones, chapeau sur la tête et le fouet à la main.

Et là tu te dis « il passe de la fessé au fouet » si tu vois cette image violente, tu peux me lancer tes commentaires un peu plus bas. Mais là où je voulais en venir c’est qu’une aventure se prépare afin de mieux faire face à toutes les situations. Et c’est là que je rejoins l’opinion publique en pointant que la fessée n’est pas le meilleur moyen de vivre cette aventure.

En plus de générer de l’agressivité en soi, elle en génère à autrui. Le soucis souvent de la fessée, c’est qu’elle est accompagnée de l’émotion de colère. Une émotion toute justifiée mais ne laissant pas de place au dialogue. Si bien qu’elle peut générer le trouble chez l’enfant car le cerveau nous joue des tours au quotidien. Qu’on soit bébé ou adulte, le cerveau humain est incapable de comprendre en premier temps la négation.

Faisons un simple test:

Alors que vous êtes en train de lire ces lignes, j’insiste bien sûr le faite de ne pas, de ne surtout pas penser à un clown avec nez rouges.

Si tu n’a pas pensé à ce clown considère toi comme un maître Jedi. Sinon tu fais bien parti du communs des mortels. A partir de là, on comprend vite que le cerveau est dans l’incapacité de ne pas se projeter. Maintenant, imagine la difficulté que cela peut être pour un enfant, quand cet exercice est déjà difficile pour un adulte. Quand tu lui diras de ne pas toucher ce gâteau sur la table, il se projètera en train de le faire tout comme toi avec ce clown.

De plus sache que quand tu cries sur l’enfant, au moment des faits, cela lui crée d’abord une sur excitation, c’est pourquoi, au delà de vouloir te désobéir, tu vas le voir ce précipiter vers l’objet du délit. Tu peux toujours essayer d’acquérir les pouvoirs de Jedi en l’influençant par ta simple pensée mais avant d’en arriver là voici les quelques approches que je te propose:

Comme citer un peu plus haut, la fessée est le moyen dans l’immédiat d’exprimer ta propre colère. Tout ça pour te dire qu’il faut d’abord arriver au mieux à exprimer ta colère par une autre approche. Cela peut t’aider à éviter de rentrer dans le jeu de certains enfants qui est de faire des bêtises pour se faire remarquer et non pour se faire frapper.

Comme tu peux  le voir, je ne dis surtout pas de ne pas être en colère mais de la canaliser car l’enfant doit comprendre que tu es bien fâché; donc pourquoi ne pas lui dire la raisons de ta colère; puis de ton coté discrètement faire un travail de respiration pour atténuer la tension interne.

La fessée comme la punition est juste un rapport de force. Le fameux « va dans ta chambre, tu n’aura pas d’argent ce week end»

Ce genre d’attitude à tendance à ne pas laisser la place à l’enfant de pouvoir s’exprimer et pour lui, il n’y a aucun lien entre la punition et la faute commise. Si bien qu’une fois dans la chambre ou puni d’argent, il peut s’imaginer qu’il s’est acquitté de sa faute. Ce qu’il est préférable de faire, c’est de demander réparation de sa faute. La sanction sans réparation empêche le fautif de pouvoir se justifier et d’atténuer l’impact du préjudice porter à autrui, de plus cela le décharge de sa faute une fois la punition accomplie alors que la réparation oblige à maintenir le lien avec autrui. Le temps de s’acquitter de sa faute par ce biais et de pouvoir s’exprimer dans un deuxième temps. Il apprendra mieux l’impact de ses actes et la valeur du pardon.

Par exemple: s’il a renversé son assiette du diner, au lieu de lui dire va dans ta chambre, va dormir. Propose de lui, de faire du nettoyage et de revenir plus tard présenter ses excuses car là tu es fâché.

Il y a une approche à exploiter, c’est le détournement d’attention comme font les magiciens. Au lieu de lui dire « surtout ne touche pas à ce gâteau » mais plutôt « peux tu mettre au milieu de la table pour que personne ne le touche? ».

Pour ma part, ma copine et moi avions testé cette approche. On a une chatte qu’on a appelé « Soquette ». Sa gamelle de nourriture se trouve dans un coin du salon au sol, de ce fait dans une zone facile d’accès pour mon bébé. On aurait pu la placer ailleurs mais ma copine et moi, on s’est dis qu’on apprendrait à notre bébé de ne pas toucher. On a eu du mal à lui faire comprendre de ne pas toucher la gamelle du chat. A mainte reprise notre fils prenait un malin plaisir de jouer avec les croquettes. Par contre lorsqu’on lui a proposé de nous aider. C’est à dire de mettre la nourriture dans la gamelle du chat puis de reposer celle ci dans le coin, il semble plus coopérant et ne plus vouloir toucher les croquettes pour les éparpillés partout.

Le plus dur dans le fait d’interdire la fessée, c’est quand tu te dis avec une petite voix que la fessée n’est pas bon du tout. Mais tu te remémores que toutes ces bonnes fessée t’ont peut être préservé de la délinquance ou que tu aurais mal tourné…donc elle peut avoir du bon au final.

Pourquoi la fessé a t’elle été légiférer? Au delà des abus qu’on a tous entendu au moins une fois quelque part, la fessée est un acte dégradant qui porte atteinte à autrui pouvant rabaisser l’enfant dans son estime. Maintenant tu sais que tu n’as plus le droit de l’utiliser, au moins en public.

Il y a un moyen de faire autorité sans forcément être autoritaire, un bon moyen de maintenir le lien avec l’enfant. En inspiration à la méthode Gordon, l’écoute active est primordiale. Pour cela il faut définir réellement le problème.

Décomposons les choses:

Lors de la prochaine crise dans le rayon jouet, deux problèmes se soulèvent:

  • L’enfant frustré de ne pas se faire comprendre avec une envie intense d’avoir cette voiture.
  • Le parent qui estime que le prix est trop élevé et que ce n’est pas le moment avec des pleurs hystériques qu’on aimerait bien faire taire avec une bonne fessée.

L’écoute active permet de définir les réels besoin de l’enfant, là par exemple, il veut cette voiture de couleur rouge. Tu peux être moralisateur auprès de l’enfant qui ne se soucis pas du prix du jouet. A ce moment il est préférable d’éviter de le rabaisser en le martelant de « tu »;  « tu es égoïste, tu fais ton bébé, tu es ridicule, tu es insupportable », mais cherche plutôt à lui exprimer ton ressenti par des « je »;  « je suis déçu ou surpris par ton comportement, je suis en colère, je ne comprends pas cette attitude…». Cela à pour impact de pointer le comportement et non la personne directement.

Puis enfin, maintenir une position où il faut se sentir gagnant dans la situation, en proposant un compromis. « Je te laisse le choix entre ces voitures rouges qui sont plus abordables ou sinon rien mais en contrepartie tu arrêtes tes pleurs immédiatement et tu n’as pas droit à autre chose dans le magasin».

Sinon si vous débordez d’imagination et que pour vous le ridicule ne tue pas il y a aussi le « Jeux ». Dans un but de créer une diversion et d’être toujours dans l’échange avec l’enfant.

En tant que parent pour éviter de reproduire des situations amenant à une montée de colère amenant à une envie de fessée je pense qu’il faut respecter certains point:

L’enfant apprend beaucoup par imitation donc si dans ton langage courant, tu as des mots grossiers qui t’échappe notamment en voiture; lorsqu’une *** vient de te couper la route, l’enfant fière de son père voudra faire de même. Alors que ta parole soit impeccable.

Il faut surtout une cohérence avec madame sur les réprimandes de façon que l’un d’entre vous ne vienne pas saper l’autorité de l’autre.

Il va falloir habituer ton enfant à recevoir des ordres et à comprendre les règles et les tenir en lui assignant des tâches pour qu’il accepte mieux l’autorité car attention à l’enfant roi.

Une grosse réprimande n’empêche pas de faire un gros câlin un peu plus tard.

Voilà des éléments qui peuvent toujours te servir, après si tu cèdes à la fessée ce n’est pas moi qui t’en tiendrai rigueur, ça sera à toi de t’interroger si elle est trop souvent utilisée et si elle a vraiment une utilité. Car je te rejoins, l’enfant a besoin de comprendre les limites, la difficulté est tout simplement: comment lui faire comprendre?

Si tu as des astuces, je suis le premier preneur, ainsi que les autres lecteurs qui pourront les lires dans les commentaires.

Voici un résumé:

  • La fessée est officiellement interdit par la loi.
  • Elle génère de l’agressivité et coupe le dialogue au profit de geste violent.
  • Elle est l’expression de ta propre émotion de colère mal gérée.
  • Lors d’une bêtise; il est mieux de faire réparation de ses actes et de maintenir le lien et surtout ne pas faire en sorte que la punition le décharge de toute responsabilité.
  • Selon la méthode Gordon: avoir une écoute active, favoriser le « je » au « tu », trouver un compromis gagnant-gagnant.
  • Soyez un exemple que l’enfant tendra à reproduire.
  • Soyez solidaire dans le couple.
  • Habituer l’enfant à recevoir des ordres.
  • Sachez faire autorité et non être autoritaire.
  • Pour finir, le rapport de force ne doit jamais enlever les câlins à postériori.

 

Merci à Richard Johnson pour ses clichés Weapon of choice.

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